dimanche 20 mai 2018

L'exposition : "Deux sculpteurs chinois modernes, Hua Tianyou et Yan Dehui", au musée Cernuschi


Le musée Cernuschi présente l'exposition : "Deux sculpteurs chinois modernes, Hua Tianyou et Yan Dehui", jusqu'au 24 juin.
L'exposition se déroule dans les collections permanentes du musée. Les deux sculpteurs chinois du XXe siècle, Hua Tianyou et Yan Dehui sont mis à l'honneur, et c'est amplement mérité.
Après avoir vu la très belle exposition "Parfums de Chine, la culture de l'encens au temps des empereurs", j'ai donc enchainé avec cette exposition.
Hua Tianyou et Yan Dehui sont des artistes à découvrir. Les deux artistes vont venir s'installer à Paris et ils y rencontreront le succès.
Durant l'exposition "Deux sculpteurs chinois modernes, Hua Tianyou et Yan Dehui", on peut voir des sculptures, des dessins, mais aussi des photos des artistes.


Hua Tianyou (1901-1986), est né dans une famille de menuisiers. Il va apprendre le dessin à l’Ecole des beaux-arts de Xinhua à Shanghai, en parallèle de son activité de professeur d’école primaire.
C'est également à cette époque qu'il va commencer à pratiquer la sculpture.
Hua Tianyou quitte la Chine en 1933 pour Paris, où il intègre l’atelier d’Henri Bouchard (1875-1960) à l’école nationale des beaux-arts.
Diplômé en 1939 et récompensé par de nombreux prix, Hua Tianyou décide de rentrer en Chine en 1948 où il devient professeur à l’école des beaux-arts de Pékin.
Il sera l’un des sculpteurs chinois les plus célèbres du XXe siècle. 

Yan Dehui (1908-1987), va se consacrer à la sculpture dès l’âge de treize ans, et il aura pour professeur Zichang.
Il va poursuivre ses études au sein de l’école des beaux-arts de Shanghai où il y deviendra enseignant.
En 1938, Yan Dehui s'installe à Paris où il intègre, à l’école des beaux-arts, l’atelier d’Henri Bouchard, puis celui de Georges Saupique. 
Au milieu des années 1940 puis au début des années 1950, la carrière de Yan Dehui va connaître un grand succès dans les salons parisiens.
Yan Dehui va déménager en Bourgogne en 1957, pour raisons familiales, ce qui va l'isoler de milieu artistique. Il va cependant continuer à produire des portraits et des sujets en buis jusqu’à la fin de sa vie.

Adresse : 7 avenue Vélasquez, 75008 Paris




vendredi 18 mai 2018

Se détendre à l'île de Bercy, Paris 12e


L'île de Bercy est une île artificielle d'une superficie d'environ 2 hectares qui est parfaite pour la détente ou pour faire une belle balade.
Située dans le 12e arrondissement de Paris, elle occupe l'ouest du lac Daumesnil, à l'extrémité ouest du bois de Vincennes.
Lorsque je me rends sur cette île, je descends à la station de métro Porte Dorée. Depuis la station il faut marcher un moment pour atteindre l'île, mais une bonne marche ne fait pas de mal, d'autant plus que la cadre est vraiment beau. 
L'île de Bercy n'est accessible que par un unique pont à suspension d'une vingtaine de mètres de long, situé au sud-est, qui la relie à l'île de Reuilly.
Un sentier piéton permet de faire le tour de l'île, qui n'est pas accessible aux véhicules à moteur.
Cet endroit est un véritable havre de paix. 


Dès que l'on arrive sur l'île de Bercy, on est accueilli par les paons, les oies bernaches, les canards et les cygnes !
En effet, les oiseaux sont les maîtres des lieux et on a l'impression d'être l'invité de ces volatiles, tous plus beaux les uns que les autres.
Les majestueux cygnes nagent sur les bords de l'île ou se prélassent sur les pelouses. Les oies bernaches viennent vite vers vous, et réclament des graines (attention de ne pas leur donner de pain, c'est nocif pour les oiseaux aquatiques).
J'ai également rencontré un jeune goéland qui ne me quittait plus, voulant toutes les graines de blé que j'avais dans mon sachet ! On passe un excellent moment sur cette île, en ayant le sentiment d'être bien loin de Paris et de son agitation.








jeudi 17 mai 2018

"Les Piquets de ma mère" de Pak Wansô


Pak Wansô est une auteure sud-coréenne que j'ai pu découvrir grâce à cet ouvrage : "Les Piquets de ma mère". Ses récits se concentrent sur la famille et sur la critique des classes moyennes coréennes.
"Les Piquets de ma mère" n'échappe pas à la règle puisqu'il traite de ces sujets.
C'est à la médiathèque que je suis tombé sur ce livre, et j'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture.
Ce récit qui fait traverser au lecteur un siècle d’histoire coréenne est passionnant. Voilà un livre que je conseille fortement !

Le résumé :
Si l'œuvre et le nom de Pak Wansô sont si célèbres en Corée-du-Sud, cela tient en bonne partie au succès des Piquets de ma mère, roman "populaire", au meilleur sens du terme et du genre.
En trois épisodes qui, d'une génération à l'autre, lui suffisent à mesurer tout un siècle, Pak Wansô met en scène des moments clefs de l'histoire de son pays.
Son héroïne n'est encore qu'une enfant lorsque sa mère, cédant à l'exode rural, fait le pari de planter les piquets d'une nouvelle vie à Séoul.
Devenue adolescente, la narratrice subit tous les aléas de l'occupation et de la guerre.
Et c'est en adulte que, dans la troisième partie du livre, il lui faut assumer les conflits entre changement et tradition, et porter le deuil de cette mère qui voulait faire de sa fille une "femme moderne".
Or ce qui fascine ici, c'est la concision narrative, l'économie descriptive, l'absence de commentaire, et la densité psychologique des portraits de femmes.
Là où bien des écrivains coréens eussent convoqué les puissantes ressources d'un roman fleuve, Pak Wansô nous captive par une efficacité toute de justesse et de discrétion.

Mon avis :
"Les Piquets de ma mère" est une très belle histoire à la narration soignée et agréable. J'ai été pris dans ce livre dès la première page.
C'est l'histoire d'une mère qui quitte son village de campagne avec ses deux enfants, et qui rêve d’habiter à l’intérieur de la ville, à Séoul, afin que sa fille devienne "une femme moderne".
Il leur faudra lutter contre la précarité, la guerre, et se faire une place dans la vie urbaine.
Les conditions de vie sont rudes, d'autant plus que la société coréenne va vivre de nombreux bouleversements.

Le livre comprend trois parties. Dans la première partie, nous partageons l’enfance de l'héroïne durant l’occupation japonaise (1919-1945).
La deuxième partie du livre va se passer pendant la période de la guerre de Corée. Devenue adulte et femme moderne, notre héroïne va s'affranchir et vivre sa vie comme elle l'entend.
Enfin, dans la troisième partie, on assiste aux dernières années de la vie de sa mère, jusqu’à son décès.
Les trois parties du livre "Les Piquets de ma mère" sont aussi prenantes les unes que les autres, et j'ai été très intéressé par le contexte historique qui est d'ailleurs bien décrit.

Ce roman aborde des faits historiques mais aussi psychologiques et c'est ce qui empêche la lecture de devenir ennuyeuse.
Les portraits de l'héroïne et de sa mère sont touchants, chacune voulant vivre son parcours, la petite fille s'affirmant de plus en plus. La relation qu'elle entretient avec son frère est également importante dans le récit.
"Les Piquets de ma mère" est un livre qui éclaire sur la société coréenne et ses différentes époques.

L'auteure : Pak Wansô publie son premier récit en 1970 avec L'arbre nu (Namok) à l'âge de 40 ans. Elle va écrire une trentaine d’ouvrages et recevoir plusieurs prix littéraires.
Elle traite souvent des problèmes auxquels sont confrontés les femmes dans une société patriarcale.
Cette auteure sud-coréenne est très célèbre en Corée du Sud.

mercredi 16 mai 2018

Rencontre avec un chat parisien et dessins de chats à l'encre de Chine


C'est à Montmartre, dans une petite rue non loin de la place du Tertre, que j'ai fait la rencontre de ce beau chat gris.
Habitué à voir du monde, il était bien tranquillement installé sur le bord du mur de son jardin. Monsieur chat habite une jolie maison montmartroise qui possède un petit jardin.
Le joli chat aux yeux dorés observait les passants... et les oiseaux !
Ce n'est pas la première fois que je croise ce petit félin et qu'il a droit à quelques caresses.


Avec ses petites rues calmes, Montmartre est un endroit de choix pour accueillir des matous.
Ces chats me donnent des envies de dessins et peintures, et pour les dessins, j'aime la technique de l'encre de Chine qui se prête bien aux courbes des chats.
Il est intéressant d'observer leurs regards, leurs expressions, les lignes de leurs corps, afin de les représenter.
Les chats sont des animaux très agréables à dessiner.






mardi 15 mai 2018

Le parc Monceau sous le soleil, Paris 8e


Le parc Monceau est un des parcs les plus chics de Paris. Il est situé dans le quartier de l'Europe, dans le 8e arrondissement de Paris.
L'entrée du parc, avec ses grandes grilles en fer forgé rehaussées d’or, annonce la couleur : tout ne sera qu'élégance et beauté !
Il est vrai qu'il est beau ce parc, avec ses nombreuses statues, son bassin ovale bordé d'une colonnade corinthienne, son ancien pavillon et son pont.
Sous le soleil, le parc Monceau est un lieu très agréable, parfait pour la détente. On peut profiter des bancs et l'on est entouré par la verdure et le chant des oiseaux.


Ce jardin d'agrément d'une superficie de plus de 8 hectares est facile d'accès car la station de métro Monceau est juste en face.
De nombreux films ont été tournés au parc Monceau, et bien des artistes ont représenté ces lieux :  Claude Monet, Georges Braque, Paul Michel Dupuy, Georges d'Espagnat, Gustave Caillebotte, Henri Brispot...
Le parc Monceau est entouré de luxueux immeubles et d'hôtels particuliers, dont les musées Cernuschi et Nissim de Camondo.
Après une balade au parc, une visite dans ces deux superbes musées rendra la journée idéale.





dimanche 13 mai 2018

L'exposition : "Parfums de Chine, la culture de l'encens au temps des empereurs", au musée Cernuschi


Le musée Cernuschi propose des expositions que j'ai toujours plaisir à découvrir, et une fois de plus, j'ai été ravi par l'exposition : "Parfums de Chine, la culture de l'encens au temps des empereurs".
Cette exposition propose aux visiteurs de découvrir l’art de l’encens et du parfum en Chine, depuis le IIIe siècle avant notre ère, jusqu’au XIXe siècle. L'exposition se termine le 26 août 2018.

Près de 110 objets d’art sont présentés au public : céramiques, bronzes, mobilier, et de sublimes peintures signées par de grands artistes tels que Chen Hongshou ou Qiu Ying. Ces estampes sont d'une finesse et d'une beauté rares !
Des dessins à l'encre qui représentent des scènes de la vie quotidienne sont également exposés. Tous plus raffinés les uns que les autres.
Ces objets d’art proviennent des collections du musée Cernuschi ainsi que par des prêts du musée de Shanghai.
Les œuvres présentées permettent d'admirer tous les savoir-faire des artisans de Chine.


Cette exposition inédite propose également des expériences olfactives. Au fil du parcours, on peut découvrir des recettes anciennes d’encens datant des grandes périodes de l’histoire de la Chine jusqu’au XIXe siècle.
Le parfumeur-créateur de la maison Dior Parfums, François Demachy a réinterprété ces parfums.

Le parcours de l'exposition : "Parfums de Chine, la culture de l'encens au temps des empereurs" est chronologique et revient sur les six grandes dynasties : Han, Tang, Song, Yuan, Ming et Qing.
C'est donc au musée Cernuschi que se déroule cette expo. Ce très bel hôtel particulier, situé dans le 8e arrondissement de Paris, se trouve face au parc Monceau.
Adresse : 7 avenue Vélasquez, 75008 Paris







jeudi 10 mai 2018

Paris peint par Margaret Olley


Margaret Olley est une artiste peintre australienne connue pour ses natures mortes, composées de fleurs et objets, aux couleurs vives.
En revanche, ses peintures de Paris sont plus confidentielles. Elles sont pourtant très intéressantes et on reconnaît de suite les endroits que Margaret Olley a voulu représenter.
La place du Pont-Neuf, la place Dauphine, Notre-Dame, Montmartre, le pont Louis Philippe... sont des lieux qui vont inspirer l'artiste.
La technique utilisée par Margaret Olley est souvent un mélange de peintures à l'aquarelle et de dessin à l'encre. Un duo qui fonctionne bien !
Le Paris de cette artiste est plein de quiétude.


Margaret Olley, de son nom complet Margaret Hannah Olley (1923-2011), est une peintre australienne. Elle a fait l'objet de plus de quatre-vingt-dix expositions individuelles.
C'est pendant ses années de lycée qu'elle va totalement se consacrer à l'art. Elle va prendre des cours de dessin avec la professeure et artiste Caroline Barker.
Elle va ensuite s'inscrire dans une école d'art de Sidney. Elle s'intéresse rapidement à l'art de la nature morte. Margaret Olley va devenir une artiste célèbre en Australie et elle va d'ailleurs recevoir de nombreux prix. En 1991, elle est nommée Officier de l'Ordre d'Australie.
En 2006, elle va recevoir le plus grand honneur civil d'Australie, celui de Compagnon de l'Ordre, ainsi que le diplôme de docteur en beaux-arts.