mardi 18 mars 2014

Les vestiges du château de la Solitude, au Plessis-Robinson (92)


J'avais entendu parler des ruines du château de la Solitude, au Plessis-Robinson. Je m'y suis donc rendu. J'ai toujours eu un faible pour les lieux historiques et un brin mystérieux.
Autant le dire de suite, je n'ai pas été déçu, bien au contraire. Les vestiges du château de la Solitude se dressent dans la forêt. Ce château en ruine reste majestueux. Le château a d'ailleurs une histoire aussi passionnante qu'étonnante !


Ce somptueux château de style néogothique sera construit en 1903 pour un riche chocolatier parisien, François-Philibert Marquis. Durant un demi-siècle, le château de la Solitude va voir défiler le tout-Paris des arts et de la finance. C'était l'ambiance de la belle époque et de ses bals. L'écrivain Raymond Radiguet, dans son roman "Le Bal du comte d'Orgel" va s'inspirer du décor du château de la Solitude.
Le château va ensuite être vendu et servir de maison de repos où va séjourner, René Viviani, un homme politique français et cofondateur du journal L'Humanité avec Jean Jaurès. En 1936, la propriété devient la résidence d'une congrégation de carmélites. Puis les sœurs vont quitter les lieux. La propriété est rachetée par le ministère de l’Éducation nationale qui va y aménager un collège d’enseignement technique pour jeunes mères célibataires. La fermeture de cet établissement en 1976 entraîne l'abandon du château. Le bâtiment tombe vite en ruine et va être ravagé par deux incendies.

Aujourd'hui, on peut se promener autour du château, et il est très facile de se le représenter du temps de sa splendeur. On devine les soirées, la musique, les belles Dames en robes du soir... La magie opère toujours.









 Le château de la Solitude du temps de sa splendeur :
 


3 commentaires:

  1. C'est vrai que cet endroit a l'air chargé d'histoire ! Il ferait un décor parfait pour un film ;)

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    1. Et pourquoi pas créer une association avec l'aide du conseil général et surtout la motivation des habitants du Plessis Robinson autrefois appelés les "hiboux" afin de rénover ce lieu exceptionnel.

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  2. sconesandstones28 mars 2014 à 19:08

    Et dire qu'il y a eu des vrais gens vivants dedans... (sigh)

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